Réchauffement climatique, gaz à effet de serre, écologie.... Voici des mots qui ont intégrés notre langage depuis les années 90.
Nous sommes en effet confrontés depuis cette période à une prise de conscience collective et à un enjeu sans précédent. La mise en place de colloques exceptionnels comme la conférence de Copenhague ou le protocole de Kyoto sont censés nous apporter des solutions afin de palier à ce problème majeur. Cependant, nous sommes également face à un dilemme, et pas des moindres, l’industrie et tout ce qu’elle comporte pour notre vie. Nous avons, de manière vitale, besoin de notre industrie, mais en même, cette même industrie provoque des dommages très importants sur l’environnement de notre pays et de notre planète.
Nous voici donc face à ce que l’on pourrait appeler une ironie. L’écologie industrielle, ou industrie verte, se base sur un changement radical dans notre manière d’exploiter les ressources de notre planète, mais surtout un changement de comportement de manière générale, allant du tri sélectif à l’abandon des énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel.
En France, où la population est plus sensible à la préservation de l’environnement, la mise en place progressive de ces changements porte déjà ses fruits avec un accroissement dans la commercialisation des voitures électriques, l’instauration dans les grandes villes de vélos électriques en location, et les carburants verts qui semblent s’étendre de plus en plus.
Cependant, à une échelle internationale, cela reste encore très exceptionnel, car en France, les lobbys industriels et pétroliers n’ont pas le même poids qu’aux Etats-Unis à titre d’exemple ou prime avant tout l’intérêt financier, quitte à continuer dans la dégradation de l’environnement. L’éveil de grandes puissances comme la Chine ou l’Inde pose également un problème, car ces pays très peuplés, estiment également avoir le droit d’exploitation industrielle comme cela a été le cas pour l’occident durant le siècle dernier.
Le plus grand défi à venir est de toute évidence le défi écologique, tout en gardant à l’esprit que le temps n’est plus un allié dans cette démarche, et que chaque jour perdu nous rapproche de plus en plus vers le point de non-retour et vers un basculement de notre cycle climatique, ce qui produirait des catastrophes majeures comme des super-typhons méga-tsunami ou la perte définitive de la calotte polaire déjà très amoindrie par la montée inexorable des températures.
De plus, l’industrie dans son ensemble peut tirer de très grands bénéfices d’une reconversion vers des énergies plus propres, plus vertes. Le domaine de l’hydrocarbure est un acteur majeur pour l’exploitation industrielle de nouvelles matières comme le colza ou les algues marines qui représentent un avenir écologique très intéressant. De plus, la recherche mise depuis des années sur des matières de substitution au pétrole pour la conception des différents plastiques et autres matières dérivées.
Ce sont là plusieurs voies différentes qui s’offrent au domaine de l’industrie et qui permettront à celle-ci de continuer à évoluer dans leur domaine en leur assurant une continuité de l’activité.